Manuel Clavero Arévalo

Docteur : D. Manuel Clavero Arévalo
Proposition : Faculté de Droit
Parain : Prof. Dr. D. José Ignacio Morillo Velarde
Célébration : Faculté de Droit, le 23 mai 2000
250 X 120
Avocat et professeur de Droit Administratif depuis 1952, tout d’abord à Salamanque et depuis 1954 à Séville. Il est nommé Doyen de la Faculté de Droit de la capitale andalouse de 1965 à 1967 et Président entre 1971 et 1975, poste qu’il occupe après les premières élections de l’Université de Séville. Son travail pendant ces années n’est pas simple, étant donné qu’il coïncide avec l’éclosion universitaire qui se traduit par la massification des centres, sans oublier que cette période correspond également aux dernières années de la dictature.

En 1976, il fonde le Parti Social Libéral Andalou, intégré dans l’Union de Centre Démocratique, avec lequel il démarre sa carrière politique. Le professeur Clavero Arévalo est désigné Ministre des Régions pendant le premier gouvernement de la Démocratie. Nous lui devons en grande partie la configuration de la carte autonomique espagnole qui débouchera ensuite sur l’organisation actuelle en communautés autonomes. Ses œuvres pendant cette étape politique sont « Forjar Andalucía » (Forger l’Andalousie), « Ser Andaluz » (Être andalou) et « España, desde el centralismo a las autonomías » (L’Espagne, depuis le centralisme aux autonomies). Ensuite, jusqu’en 1982, il est nommé Ministre de la Culture pendant la première législature constitutionnelle.

La défense de son idée d’une autonomie pleine pour l’Andalousie dans le cadre de l’État des Autonomies le pousse à renoncer à son poste et il devient l’un des principaux diffuseurs de ce message. C’est la raison pour laquelle il reçoit en février 1999 la distinction de Citoyen d’Honneur d’Andalousie.

Après avoir abandonné la politique, Manuel Clavero retourne dans les salles de classe, où se déroulera son activité professionnelle jusqu’à sa retraite, en 1991. À l’université, il organise son travail entre l’enseignement et la recherche. Les résultats de cette dernière activité sont repris dans de nombreux travaux publiés dans des livres et dans les revues de Droit les plus prestigieuses (dans certaines d’entre elles, il est membre du Conseil de Rédaction). Ses ouvrages appartiennent à la génération de la Revue de l’Administration Publique, un groupe de professeurs ayant exercé leur activité professionnelle dans les années 50 et constitué la plus brillante génération d’experts en Droit Administratif. La Loi d’Expropriation Forcée (1954) ou la Loi sur la Procédure Administrative (1958) sont quelques-unes des « œuvres » de ces professeurs.

Parmi ses premières publications, il faut souligner « Consecuencias de la concepción de Derecho administrativo como ordenamiento común y normal » (Conséquences de la conception du Droit administratif comme un ordre commun et normal), dans laquelle il avance la définition de cette discipline et la différencie du Droit Civil ; « La doctrina de los principios generales del Derecho y las lagunas del ordenamiento jurídico » (La doctrine des principes généraux du Droit et les lacunes de l’ordre juridique) ou « Ensayo de una teoría de urgencia en Derecho administrativo » (Essai d’une théorie d’urgence en Droit administratif), qui est une étude très pratique pour l’application du droit administratif par les Tribunaux de Justice. Dans les années soixante, Clavero Arévalo publie « Personalidad jurídica, Derecho general y Derecho singular en las Administraciones autónomas » (Personnalité juridique, Droit général et Droit singulier dans les Administrations autonomes), « La inalienabilidad del dominio público » (L’inaliénabilité du domaine public) ou « La recuperación administrativa de los bienes de las corporaciones locales » (La récupération administrative des biens des corporations locales). L’importance des travaux du Professeur Clavero Arévalo repose non seulement sur leur propre utilité mais également sur l’ouverture de lignes de recherche en la matière qui ont été suivies par un grand nombre de ses disciples.