José Manuel Caballero Bonald

Docteur: D. José Manuel Caballero Bonald
Proposition : Conseil de Direction de l’UCA
Parain : Prof. Dr. D. Manuel Ramos Ortega
Célébration : Campus de l’Assomption – Xérès, le 30 janvier 2004
250 X 120
José Manuel Caballero Bonald naît à Jerez de la Frontera en 1926, mais avec le déclenchement de la Guerre Civile espagnole il passe de longues périodes à Sanlúcar et dans la montagne gaditane. Il démarre sa formation supérieure à Cadix, où il suit des études de marine marchande dans la vielle École Nautique de la capitale. Ses premiers poèmes datent également de cette époque, ainsi que ses contacts avec les membres de la revue gaditane Platero, dont il est le cofondateur.

Plus tard, il laisse de côté la Nautique et se lance dans les études de Philosophie et de Lettres, tout d’abord à Séville et ensuite à Madrid. C’est là-bas où il devient sous-directeur de la revue  Papeles de Son Armadan et où il fréquence celui qui deviendrait le groupe des années 50 -Blas de Otero, José Agustín Goytisolo, Ángel González, José Ángel Valente, Jaime Gil de Biedma, Alfonso Costafreda, Carlos Barral-, avec lesquels il voyage à Collioure pour rendre hommage à Machado.

Il travaille comme professeur de Littérature Espagnole à l’Université Nationale de Colombie et au Bryn Mawr College. Il participe également au séminaire de Lexicographie de l’Académie Royale Espagnole, où il travaille jusqu’en 1975. Il devient également directeur littéraire des Éditions Júcar et il dirige de nombreux séminaires et collabore dans des congrès internationaux. En 2003, il écrit les scénarios des 250 chapitres de la série de documentaires Andalucía de Cine, produite par RTVA.

Mais par-dessus tout, Caballero Bonald est un écrivain avec une excellente qualité littéraire. Ses incursions dans la poésie, le roman, le théâtre et l’essai lui ont permis de produire plus de quarante ouvrages. Il est l’auteur des recueils de poèmes « Las adivinaciones » (1952), « Las horas muertas » (1959), « Descrédito del héroe » (1977), « Laberinto de Fortuna » (1984) et « Diario de Argónida » (1997) ; des romans « Ágata ojo de gato » (1974), « Toda la noche oyeron pasar pájaros » (1981), « En la casa del padre » (1988) et « Campo de Agramante » (1992) ; et des volumes de mémoires « Tiempo de guerras perdidas » (1995) et « La costumbre de vivir » (2001). Il a également adapté les pièces de théâtre « Abre el ojo » (1978), « Don Gil de las Calzas Verdes » (1994) et « Fuenteovejuna » (1995) ; et publié des essais, des études et des livres de voyages, notamment « Cádiz, Jerez y los Puertos » (1963), « Los personajes de Fajardo » (1986), « Mar adentro » (2002) ou « José de Espronceda » (2002).

Il a reçu les prix Boscán et de la Critique pour son ouvrage « Las horas muertas », le Prix Biblioteca Breve pour son premier roman « Dos días de setiembre ». Quant à « Ágata ojo de gato », il fut distingué avec les prix Barral (auquel il a renoncé) et de la Critique et « En la casa del padre » reçut le prix Plaza y Janés. La Médaille d’Or du Cercle des Beaux-Arts lui a été décernée, ainsi que le prix Julián Besteiro des Arts et des Lettres et un grand nombre de reconnaissances à sa qualité en tant que romancier et poète.

José Manuel Caballero Bonald est Citoyen d’Honneur d’Andalousie (1996), de la Province de Cadix et de Xérès.