Adolfo Sánchez Vázquez

Docteur : D. Adolfo Sánchez Vázquez
Proposition : Faculté de Philosophie et Lettres
Parain : Prof. Dr. D. Mariano Peñalver Simó
Célébration: Faculté de Médecine, le 15 mai 1987
Né à Algésiras en septembre 1915, Adolfo Sánchez Vázquez est l’un des grands penseurs espagnols dans l’exil et un grand spécialiste des problèmes dérivés du marxisme en relation avec l’art et l’esthétique. Quand il est encore enfant, il déménage avec sa famille à El Escorial, pour s’installer ensuite à Malaga, où il passe son baccalauréat et démarre ses études dans l’Enseignement. C’est dans cette ville andalouse qu’Adolfo Sánchez découvre sa passion pour la littérature, « motivé par la personnalité d’Emilio Prados, l’un des grands de la génération du 27 ». Il collabore avec la revue Octobre, fondée par Rafael Alberti.

En 1935, il commence ses études à la Faculté de Philosophie et Lettres de Madrid, où il fréquente les cercles intellectuels de l’époque et il commence à collaborer dans la section de littérature de Mundo Obrero (Monde Ouvrier).

Le début de la Guerre Civile espagnole le surprend à Malaga, où il avait fondé la revue Sur (Sud), consacrée à la poésie. Il est contraint d’abandonner ses études et il écrit son livre de poèmes « El pulso ardiendo », qui sera publié quelques années plus tard. Pendant la guerre, il dirige les journaux Ahora et Acero.

Adolfo Sánchez s’exile au Mexique en 1939. Il décrit cette situation comme « une déchirure qui ne finit jamais de se déchirer, une blessure qui ne cicatrise pas, une porte qui s’emble s’ouvrir, mais qui ne s’ouvre pas… ». Il termine ses études de Philosophie à l’Université Nationale Autonome du Mexique, où il devient professeur à temps complet et coordinateur de l’École de Philosophie. Il travaille également comme professeur à l’Université de Michoacán. Mais ce n’est pas tout, il poursuit par ailleurs son activité culturelle avec sa participation à la fondation de Romance et sa collaboration dans la revue España Peregrina.

En 1975, il revient pour la première fois en Espagne depuis son départ à l’exil. En 1984, il est nommé Docteur Honoris Causa par l’Université Autonome de Puebla et en 1987, il reçoit le même titre de l’Université de Cadix.

Défenseur d’un marxisme antidogmatique et ouvert, Sánchez Vázquez a été philosophe, essayiste, journaliste et poète, ainsi qu’un critique tenace. Parmi ses œuvres, il faut mentionner « Las ideas estéticas de Marx » (Les idées esthétiques de Marx) (1965), « Filosofía de la praxis » (Philosophie de la praxis) (1967), « Ética » (Éthique) (1969) et « Estética y marxismo » (Éthique et marxisme) (1970).